La Fédération Patronale Interprofessionnelle SDI tire la sonnette d’alarme après l’annonce de la Ville de Bruxelles d’augmenter fortement les tarifs de stationnement en centre-ville dès le 1er juillet 2025. Cette décision, présentée comme un ajustement budgétaire, risque de porter un coup fatal aux commerçants bruxellois déjà fragilisés.
« On décourage délibérément les clients de venir en ville, alors que nous avons besoin de tout, sauf d’un centre déserté », déplore Daniel Cauwel, président du SDI et membre de Brupartners – Entrepreneurs Indépendants. « C’est une double peine : nos membres font déjà face à la concurrence du commerce en ligne et aux loyers qui explosent. Maintenant, on éloigne aussi leur clientèle ! »
Le passage du tarif de 5 à 9,20 euros pour deux heures de stationnement en zone rouge, ou encore de 3 à 5,50 euros pour deux heures en zone verte, est tout sauf anodin. À ce prix-là, faire ses courses chez un commerçant indépendant va devenir un luxe. Les clients occasionnels, souvent motorisés, préféreront les grands centres commerciaux en périphérie ou… rester chez eux. « Ce n’est pas la voiture que vous pénalisez, ce sont les coiffeurs, boulangers, libraires, restaurateurs de proximité. Ceux qui font vivre les quartiers et paient des taxes à la ville », poursuit Daniel Cauwel.
Le SDI regrette une mesure qui semble avoir été conçue en chambre, sans tenir compte des réalités de terrain.
Daniel Cauwel : « À force de prendre des décisions sans dialogue, on finit par casser le lien entre les autorités locales et le tissu économique. Et dans le contexte actuel, c’est irresponsable. »
Le SDI demande donc à la Ville de Bruxelles :
- de suspendre l’application de ces nouveaux tarifs le temps d’une concertation avec Brupartners – Entrepreneurs Indépendants, qui réunit les représentants du commerce bruxellois, dont le SDI,
- de prévoir des périodes de stationnement gratuites en semaine pour la clientèle (par exemple les 30 premières minutes),
- et de mettre en place un tarif préférentiel court-terme pour les clients des commerces de quartier.
« Nous ne sommes pas opposés aux objectifs environnementaux ou à une gestion cohérente de la mobilité », conclut Daniel Cauwel, « mais on ne peut pas sacrifier les petits indépendants sur l’autel d’une logique purement budgétaire. »
Daniel Cauwel
Président



























