La Fédération Patronale Interprofessionnelle SDI tire la sonnette d’alarme après l’annonce choc de l’administration Trump d’instaurer des droits de douane punitifs visant notamment l’Union européenne. Les grandes entreprises exportatrices ne seront pas les seules à être pénalisées. La mesure va constituer aussi un véritable coup dur pour une série d’indépendants et de TPE qui se retrouveront pris en étau dans cette nouvelle guerre commerciale.
Pour la Fédération Patronale Interprofessionnelle SDI, derrière l’annonce choc de Donald Trump et contrairement à ce que l’on pourrait peut-être penser, des centaines de petites entreprises belges — artisans, producteurs locaux, PME exportatrices — vont voir leur avenir fragilisé du jour au lendemain.
« Ces mesures unilatérales sont une gifle pour les entrepreneurs belges qui exportent ou qui dépendent de chaînes d’approvisionnement européennes. Elles menacent directement l’équilibre économique de centaines de TPE, déjà mises à mal par l’instabilité internationale. » – Daniel Cauwel, Président du SDI et membre de Brupartners–Entrepreneurs Indépendants
Non seulement les droits de douane vont impacter directement les entreprises exportatrices vers les États-Unis, mais l’effet domino sur les chaînes de production européennes risque d’aggraver la situation, bon nombre de TPE belges fournissant des composants à des entreprises en Belgique, France, Allemagne ou Pays-Bas, qui elles-mêmes exportent vers les USA.
Le SDI cite quelques exemples de PME impactées : celles qui fournissent des pièces usinées de haute précision à des groupes européens, lesquels les intègrent ensuite dans des machines exportées vers les États-Unis, d’autres qui sous-traitent pour le secteur automobile, d’autres aussi qui fabriquent des produits destinés à des partenaires américains dans la pharma, l’agroalimentaire ou les cosmétiques, ou d’autres encore qui fabriquent des produits artisanaux, comme ceux à base de chocolat, qui sont souvent à forte valeur ajoutée mais sensibles au prix final et qui, avec 20% de droits supplémentaires, deviendront trop chers pour les clients finaux.
Pour le SDI, ces exemples démontrent bien que ce ne sont pas seulement les grandes entreprises qui seront concernées. Ce sont aussi des indépendants, des artisans et des microentreprises qui font vivre nos régions et qui contribuent à l’image de qualité de la Belgique à l’étranger. Le jeu de dominos engendré par les droits de douane menacera une partie de ce tissu économique local.
« De nombreuses TPE ne disposent pas des marges de manœuvre nécessaires pour absorber ce genre de choc. Elles n’ont ni les moyens d’anticiper, ni les ressources pour se redéployer rapidement. Ce sont des structures résilientes, mais pas invincibles. » – Daniel Cauwel
Face à ces mesures unilatérales, la SDI demande aux autorités belges et européennes de :
- protéger leurs indépendants et TPE avec des mesures de soutien concrètes ;
- renforcer leurs accords commerciaux alternatifs (Canada, Mercosur, Asie du Sud-Est) pour élargir nos débouchés ;
- maintenir un dialogue actif et stratégique avec les États-Unis afin d’éviter une escalade qui n’engendrerait que des perdants.
« Nous demandons que les indépendants et les TPE soient pleinement inclus dans les discussions sur la réponse européenne. Ils ne peuvent être les grands oubliés d’un conflit commercial qui les dépasse mais les impacte directement. » – Daniel Cauwel



























