Crise du petit commerce : le SDI demande aux partis politiques de se positionner !
11 avril 2024

Ce 9 avril, l’antenne belge de la chaîne de vêtements Esprit a été déclarée en faillite. Quinze magasins et 148 employés sont touchés. Les défaillances de commerces s’enchaînent, particulièrement dans le secteur du prêt-à-porter. A deux mois des élections, la Fédération Patronale Interprofessionnelle SDI demande aux partis politiques de se positionner sur les mesures concrètes qu’ils comptent mettre en place pour assurer la survie de cet important secteur économique.

Avec la réorganisation judiciaire de Cassis & Paprika, de Sergent Major et de Naf Naf, la liquidation de Camaïeu, la faillite de The Body Shop et de Vastiau-Godeau et aujourd’hui celle d’Esprit, c’est tout un pan de notre économie qui vacille.

Un climat de sinistrose imprègne actuellement le secteur du prêt-à-porter de milieu de gamme qui se demande comment il pourra survivre, victime de la concurrence tout à la fois de l’e-commerce, des magasins de seconde main et des chaines bas de gamme comme Primark.

La crise ne touche pas que le secteur textile. C’est l’ensemble du commerce de détail qui se trouve menacé. Les chiffres des faillites sont là pour démontrer. Les raisons des défaillances sont multiples : hausse des coûts salariaux et des matières premières, évolution des dépenses des consommateurs, hausse des loyers commerciaux…

Face à ce constat, le SDI lance un appel au monde politique. Daniel Cauwel, Président du SDI et membre de Brupartners-Entrepreneurs Indépendants : « La problématique de la préservation de l’offre commerciale en centre urbain constitue aujourd’hui un enjeu sociétal particulièrement important.  Une présence commerçante diversifiée et dynamique est nécessaire pour garantir l’attractivité urbaine et réduire le développement des îlots d’insécurité. A l’approche des élections de ce mois de mai, je demande aux partis politiques de se positionner clairement par rapport aux mesures qu’ils comptent prendre pour renforcer l’attractivité commerciales de nos villes. »

Pour le SDI, les pouvoirs locaux, régionaux et fédéraux doivent en effet revoir leur copie et soutenir réellement leurs petits opérateurs afin de leur permettre de continuer à remplir leurs fonctions économiques, sociales et urbanistiques. Or, c’est le contraire qui se produit : non content de ne pas soutenir leurs commerces, les taxes directes et indirectes sur l’entreprenariat continuent à foisonner dans la plupart de nos communes…

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