La Fédération Patronale Interprofessionnelle SDI prend acte de l’accord budgétaire fédéral. Si la consolidation des finances publiques est indispensable, le SDI regrette que plusieurs mesures risquent d’alourdir les charges des indépendants, des TPE et des PME, déjà confrontés à une succession de crises.
1. Hausse de la TVA : un choc pour l’horeca, les activités sportives et les services
Le passage de 6 % à 12 % sur les nuitées d’hôtel, les repas à emporter, les activités et abonnements sportifs représente un coup dur pour des secteurs qui fonctionnent avec des marges réduites. « Ces augmentations vont très certainement entraîner soit une hausse des prix, soit une compression des marges, dans un contexte où les petites structures n’ont plus de réserves » déclare Daniel Cauwel, président du SDI et membre de Brupartners-Entrepreneurs Indépendants.
2. Énergie : un coût supplémentaire pour les petites activités
Si la baisse des accises sur l’électricité est bienvenue, la hausse de la fiscalité sur le gaz naturel aura un impact direct sur les commerces, ateliers, restaurants et indépendants qui dépendent du gaz pour leur activité. Le SDI demande des mécanismes de compensation ciblés pour les petites structures.
3. Taxe sur les petits colis hors UE : une mesure positive pour rétablir la concurrence loyale
Le SDI salue l’instauration d’une taxe de 2 € sur les colis importés hors Union européenne. Même si la mesure est timide, elle contribuera légèrement à réduire l’avantage compétitif artificiel des plateformes extra-européennes très agressives en prix et de tendre vers une concurrence plus équitable pour les commerçants et e-commerçants belges.
4. Réintégration des malades de longue durée : un soutien des PME est nécessaire
Pour le SDI, l’objectif de ramener 100.000 personnes vers le travail est positif, mais il nécessite un accompagnement adapté, une simplification administrative et des outils réalistes pour les très petites structures. Sans un tel soutien opérationnel, ce transfert risque de mettre une pression disproportionnée sur les PME.
Daniel Cauwel conclut : « Si les orientations du budget vont dans le bon sens, certaines mesures devront absolument être modulées en fonction de la réalité quotidienne des indépendants et des PME, qui constituent l’ossature économique de notre pays. »



























