Commerce : à l’approche de la Toussaint, le SDI lance un cri d’alarme en faveur de ses membres fleuristes
28 octobre 2024

Bruxelles, le 28 octobre 2024 – À l’approche de la Toussaint, période cruciale pour les fleuristes, la Fédération Patronale Interprofessionnelle SDI tire la sonnette d’alarme face à une désaffection préoccupante de la clientèle. Les fleuristes indépendants, piliers du commerce local, voient leurs espoirs de rentabilité menacés en raison de multiples facteurs convergents.

Une période décisive menacée

La Toussaint représente traditionnellement l’une des rares occasions annuelles pour les fleuristes de rentabiliser leur activité, notamment grâce aux ventes de bruyères, de chrysanthèmes et autres fleurs de saison. Après une année d’activité marquée par des événements familiaux tels que mariages, communions et décès, cette période est souvent déterminante avant l’arrivée de l’hiver. « C’est un moment-clé pour nos membres fleuristes. Sans les ventes de la Toussaint, beaucoup d’entre eux peinent à maintenir leur activité« , explique Daniel Cauwel, Président du SDI.

Des habitudes culturelles en mutation

Les jeunes générations se montrent moins attachées aux traditions comme le dépôt de fleurs sur les tombes, entraînant une diminution de la demande pendant cette période. Par ailleurs, le nombre croissant de crémations, avec des espaces de recueillement souvent exigus et difficiles à fleurir, contribue à cette désaffection. « Nous assistons à une évolution de nos traditions qui a des répercussions directes sur le métier de fleuriste« , déplore Daniel Cauwel.

Des contraintes économiques et un contexte défavorable

La baisse du pouvoir d’achat et l’augmentation du coût de la vie incitent les consommateurs à réduire leurs dépenses non essentielles, y compris l’achat de fleurs pour des occasions spécifiques comme la Toussaint. De plus, l’extension à deux semaines du congé d’automne cette année a conduit un certain nombre de familles à partir en vacances, réduisant ainsi les visites dans les cimetières. « La conjonction de ces facteurs place les fleuristes dans une situation assez préoccupante« , souligne le Président du SDI.

Une concurrence déloyale qui asphyxie les fleuristes indépendants

Les fleuristes subissent une double pression concurrentielle. D’une part, les grandes surfaces, jardineries et magasins de bricolage proposent des fleurs à des prix cassés, utilisant souvent ces produits comme articles d’appel. D’autre part, des vendeurs sauvages non déclarés s’installent aux abords des routes et des cimetières pendant la Toussaint. « Ces vendeurs profitent de l’absence de charges et de taxes qui pèsent sur les fleuristes, leur permettant de proposer des prix imbattables sur lesquels nos commerçants ne peuvent s’aligner », s’indigne Daniel Cauwel. « Cette concurrence illégale menace directement la survie des fleuristes de proximité, essentiels à la vitalité de nos communes. »

Appel aux autorités pour une action urgente

Le SDI appelle les bourgmestres du pays à renforcer les contrôles et à sanctionner les contrevenants. « Des règles strictes encadrent la vente sur la voie publique. Chaque vendeur est tenu de posséder une autorisation et de déclarer ses revenus. En l’absence de contrôle, nos fleuristes sont laissés sans protection face à cette concurrence déloyale« , insiste Daniel Cauwel. « Il en va de la survie de nos commerces de proximité et du maintien d’un tissu économique local dynamique. »

Préserver une tradition et un savoir-faire

Les fleuristes indépendants sont parmi les derniers petits commerces à subsister en Belgique. Ils jouent un rôle essentiel en termes de proximité, de convivialité et de dynamisme local. « Soutenir les fleuristes de quartier, c’est préserver un savoir-faire artisanal et une part de notre identité culturelle« , conclut le Président du SDI. « Nous invitons le public à privilégier le commerce local, surtout en cette période de Toussaint si symbolique. »

 

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