La disparité salariale entre hommes et femmes en Belgique diminue lentement, passant à 4,5% par rapport à 5% en 2021. Le dernier Indice Women in Work de PwC montre que les progrès vers l’égalité des sexes sont encore trop lents. Il faudra plus d’un demi-siècle pour combler l’écart salarial au rythme actuel.
Avec une diminution constante de l’écart salarial entre les sexes, la Belgique conserve sa 3e place dans le classement de l’écart salarial parmi les 33 pays de l’OCDE. Seuls le Luxembourg (-0,2%) et la Grèce (1,1%) font mieux que la Belgique (4,5%). La Corée se classe en dernière position, avec un écart salarial de 31,2%. « Il est clair que nous assistons à une progression dans la prise de conscience de la nécessité de reconnaître et de rémunérer les femmes de manière équitable, tant en Belgique qu’à l’échelle mondiale. L’adoption de la directive de l’UE sur la transparence des salaires est une étape positive vers la réduction de l’écart salarial dans les années à venir. Il est cependant crucial de se rappeler que les statistiques ne donnent qu’un aperçu superficiel : il est essentiel d’approfondir le problème pour identifier et éliminer tous les obstacles qui entravent les progrès des femmes sur le marché du travail », déclare Aurore Zadeling, experte en égalité des salaires chez PwC Belgique.
Bien que la Belgique obtienne de bons résultats en termes d’écart salarial, les scores sur les autres indicateurs sont seulement moyens, voire plus faibles, ce qui se traduit par des classements nettement inférieurs. En particulier, la participation des femmes sur le marché du travail est faible en Belgique, avec seulement 68,8% de femmes actives sur le marché du travail. Étant donné la faible participation globale au travail et les taux de chômage élevés tant pour les hommes que pour les femmes, cela n’est pas surprenant. Cependant, la participation des femmes sur le marché du travail augmente, avec une croissance de 1,1% en 2022 par rapport à 2021.



























