Alors que la grève chez bpost entame sa quatrième semaine, la Fédération Patronale Interprofessionnelle SDI déplore une situation qui impacte fortement de trop nombreux indépendants et PME.
Le SDI rappelle tout d’abord que, pour les entreprises, la poste n’est pas un service accessoire mais un maillon essentiel de leur activité. Pour nombre d’entre elles, les effets de la grève sont concrets et immédiats.
Tout d’abord, les factures qui n’arrivent pas engendrent des retards de paiement. Chaque jour de blocage se traduit en pertes réelles. « Quand une facture n’arrive pas ou qu’un paiement est retardé, ce n’est pas neutre : ce sont des trésoreries déjà fragiles qui sont directement mises sous pression », explique Daniel Cauwel, Président du SDI et membre de Brupartners – Entrepreneurs Indépendants.
D’autre part, les livraisons perturbées sont synonymes de clients insatisfaits, voire perdus. Or, contrairement aux grandes structures, les PME ne disposent pas de solutions de remplacement simples. Le recours à des services privés engendre des coûts supplémentaires difficilement absorbables dans un contexte déjà tendu. « Si les grandes entreprises peuvent absorber ce type de perturbation, les indépendants, eux, n’ont pas cette marge. Chaque jour de blocage est impactant », rappelle Daniel Cauwel.
Enfin, les documents administratifs bloqués exposent directement les indépendants à des pénalités : courriers de l’administration reçus trop tard, documents sociaux non transmis à temps ou encore échéances judiciaires impossibles à respecter…
Au-delà de l’urgence, le SDI met en garde contre une perte de confiance durable envers les services postaux. « On demande aux entrepreneurs d’être en permanence résilients. Mais il arrive un moment où ce sont les services essentiels qui doivent aussi garantir leur fiabilité », clame Daniel Cauwel.
Le SDI appelle à une sortie rapide de crise et à la mise en place de garanties concrètes pour éviter que les entreprises continuent à être pénalisées. « Les indépendants ne peuvent pas être les victimes collatérales d’un blocage qui dure. À ce stade, il ne s’agit plus d’un désagrément, mais d’un véritable problème économique », conclut Daniel Cauwel.



























