La Fédération Patronale Interprofessionnelle SDI rappelle que, derrière la fermeture prochaine des 7 hypermarchés Cora en Belgique, c’est toute une série de commerces locaux – souvent familiaux – qui vacille, dans l’ombre du géant en train de tomber. La fédération demande aux autorités régionales et locales ainsi qu’aux repreneurs immobiliers de sauvegarder l’activité des commerçants installés dans les galeries attenantes aux hypermarchés concernés.
Le SDI rappelle d’abord que l’effet domino que risque d’engendrer la fermeture des Cora touchera bien plus que l’enseigne elle-même : outre les 1.779 emplois directs supprimés, des dizaines de commerces sont menacés et leurs centaines de travailleurs seront indirectement impactés. En outre, chaque emploi perdu dans une taverne, un kiosque, un salon de coiffure ou une librairie de galerie sera une perte d’ancrage local et de lien social.
Le SDI se fait l’écho de l’énorme inquiétude de ces petits commerces souvent implantés depuis plusieurs années, voire plusieurs décennies. « Ils ne sont pas responsables de la chute du modèle Cora, mais ils risquent pourtant de disparaître avec lui. C’est intolérable ! Ils méritent des réponses, de la visibilité et surtout du soutien », déclare Daniel Cauwel, Président du SDI et membre de Brupartners–Entrepreneurs Indépendants.
Pour le SDI, la reprise des murs des galeries par le groupe immobilier Mitiska REIM ne doit pas être l’occasion d’un effacement brutal des activités existantes. La fédération demande :
- une concertation rapide entre le repreneur immobilier, les autorités régionales et communales et les représentants des commerçants, pour garantir la pérennité des baux et activités ;
- la création d’un fonds de transition pour soutenir les indépendants touchés par la baisse de fréquentation ou les coûts de relocalisation ;
- un engagement clair sur l’accessibilité des futurs projets à des commerçants locaux, dans des conditions équitables et durables.
Enfin, le SDI demande aux Régions et communes concernées de ne pas rester spectatrices. Des mécanismes existent pour soutenir le commerce local. Ces dispositifs doivent être activés pour accompagner les commerçants touchés par la fermeture des Cora, comme par exemples des aides à la relocalisation ou la possibilité pour les communes, avec l’appui régional, d’offrir des incitants fiscaux à la réimplantation de commerces de proximité. Daniel Cauwel : « La reprise immobilière ne doit pas se faire au détriment des indépendants. Nous attendons des engagements fermes sur leur avenir. »



























