Grève nationale – pour le SDI, les indépendants et PME doivent cesser d’être les otages d’un dialogue social figé
31 mars 2025

Ce lundi, une grève générale paralyse une nouvelle fois le pays. La Fédération Patronale Interprofessionnelle SDI, comprend les préoccupations sociales et les tensions générées par les projets de réforme de la coalition Arizona. Elle estime cependant qu’il est contreproductif d’utiliser des méthodes d’action qui font des indépendants et des petites entreprises les principales victimes collatérales du mécontentement syndical.

Daniel Cauwel, Président du SDI et membre de Brupartners–Entrepreneurs Indépendants : « Les indépendants ne sont pas les adversaires des travailleurs. Ils sont leurs partenaires de proximité, ceux qui créent de l’emploi et contribuent à la vie économique locale. »

Le SDI rappelle que cela fait des décennies que notre pays reporte des réformes pourtant vitales à la pérennité de notre modèle social. Le manque de courage politique et l’absence de majorité stable ont trop longtemps gelé des décisions essentielles. Aujourd’hui, ces réformes sont devenues urgentes. Mais leur mise en œuvre optimale dépendra de la qualité du dialogue social, pas de démonstrations de force. « La grève est un droit fondamental. Cependant, elle doit rester un dernier recours, pas une habitude. La concertation ne peut se construire dans un climat de pression permanente », explique Daniel Cauwel.

Pour notre économie, chaque jour de grève coûte cher. Les blocages affectent directement l’emploi, la rentabilité et parfois la survie d’activités déjà fragilisées. « S’en prendre à l’économie pour se faire entendre alors qu’elle est déjà fragilisée est non seulement contre-productif mais aussi choquant ! », poursuit Daniel Cauwel

Le SDI lance donc un appel clair aux syndicats, aux responsables politiques et à tous les partenaires sociaux : ne fragilisez pas davantage les piliers de notre économie locale, reconnaissez le rôle moteur des indépendants et PME dans la prospérité collective et rétablissez l’art du compromis à la belge, ce mécanisme précieux aujourd’hui si menacé.

Et Daniel Cauwel de conclure : « Une société qui avance, c’est une société où salariés, indépendants, fonctionnaires et patrons se parlent et se respectent ! »

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