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Fermeture des commerces non essentiels : Daniel Cauwel, Président du SDI : “J’attends toujours qu’on me prouve qu’il était impossible de sauver à la fois les vies et les commerces !”
30 octobre 2020

A l’annonce de la fermeture des commerces non essentiels, la Fédération Patronale Interprofessionnelle SDI se déclare particulièrement inquiète pour les commerçants impactés. Pour la fédération, cette fermeture est injuste et va mettre en péril la survie de milliers d’exploitants dont la santé financière est précaire. Si le SDI comprend bien évidemment l’urgence sanitaire, il insiste pour que les aides soient réactivées de manière immédiate et suffisante.

Pour le SDI, la fermeture des commerces non essentiels est particulièrement injuste. En effet, les exploitants ont toujours suivi scrupuleusement les consignes et investi pour protéger leur personnel, leurs clients et eux-mêmes. De plus, la circulation du virus dans les commerces est marginale, de l’avis de la plupart des experts. 

Le SDI rappelle que cela fait huit mois que les commerçants tentent tant bien que mal de surnager en fonction des contraintes sanitaires qui leur sont imposées. Compte tenu de leurs efforts, la nouvelle obligation de fermeture est incompréhensible. 

Daniel Cauwel, Président du SDI et membre de la Chambre des Classes Moyennes du Conseil Economique et Social bruxellois : « C’est une très triste soirée pour notre pays et ses commerçants. Entre sauver des vies et sauver les commerces, il faut bien entendu sauver les vies, mais j’attends toujours qu’on me prouve qu’il était impossible de sauver à la fois les vies et les commerces ! Demain, des milliers de victimes innocentes risquent de faire faillite et je vous rappelle que ce sont des parcours humains qui vont littéralement se briser… » 

Pour le SDI, les nouvelles mesures de confinement démontrent l’échec de la stratégie du gouvernement qui avait fait espérer que le pays serait prêt pour affronter une deuxième vague.

Par ailleurs, le fait de laisser la possibilité aux clients de passer des commandes et de venir ensuite en prendre livraison n’est pas adaptée à la plupart des petits commerces. En effet, ces derniers ne possèdent généralement pas de site internet et, dans la plupart des cas, ils ne recevront pas assez de commandes pour justifier de rester ouverts, compte tenu de l’importance de leurs frais de fonctionnement et du salaire de leur personnel. De plus, le système n’est pas adapté à de nombreux secteurs, comme celui du prêt-à-porter, qui ne fonctionnent traditionnellement pas de cette manière!

Compte tenu de la situation, le SDI réclame aujourd’hui la réactivation urgente de toutes les aides aux entreprises intervenues au printemps dernier, ceci afin d’éviter des tragédies et des suicides d’entrepreneurs comme il y en a eu lors de la première vague. 

Pour la fédération, le temps n’est plus aux demi-mesures et aux mesures segmentées. A l’issue de la première vague, un nombre important d’entreprises ont épuisé leur énergie et leur trésorerie en se demandant comment ils allaient pouvoir un jour assumer la vague de charges simplement reportées.

Daniel Cauwel : “Qu’on ne s’y trompe pas, nous ne demandons pas l’aumône. Nous sommes les victimes économiques innocentes de la crise. La récession que nous vivons est la plus profonde depuis la seconde guerre mondiale. Je vous rappelle que si les salariés, les fonctionnaires et même les décideurs politiques continueront à toucher leur salaire en fin de mois, ce ne sera malheureusement pas le cas pour un grand nombre de nos membres commerçants et indépendants pénalisés par le lockdown, et cette injustice est inacceptable !

Par ailleurs, à défaut éventuel de budget suffisant, le SDI propose une piste : taxer la grande et moyenne distribution au profit des petits commerces. En effet, les grandes chaînes concentrent depuis le début de la crise une grande partie des achats de la population, lorsque les commerces “non essentiels” sont fermés, elles sont littéralement « dévalisées » par la clientèle et leur chiffre d’affaires gonfle en conséquence. En outre, elles en profitent régulièrement pour augmenter leurs prix. Enfin, il est plus que probable qu’elles bénéficieront, après la crise, d’un changement d’habitudes des consommateurs à leur profit.

Pour le SDI, les fêtes de fin d’année constitueront un rendez-vous capital. La fédération demande donc dès à présent avec force de permettre aux commerçants de rouvrir en décembre. A défaut, les faillites et les cessations exploseront très certainement dès le début de l’année prochaine.

Entretemps, durant la période difficile qui s’annonce, le SDI reste à côté de ses membres pour défendre leurs intérêts et porter leurs revendications à tous les niveaux de pouvoir. Comme en mars dernier, son service juridique restera ouvert et tous ses collaborateurs mobilisés pour répondre aux questions des entrepreneurs et les assister gratuitement.

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